Consulter n’est pas informer, et informer n’est pas décider avec. Annoncer le niveau réel de participation évite la déception, qui est la principale source de conflit.
En un mot. Organiser des échanges réguliers avec ceux qui sont concernés, en disant clairement ce qui est négociable.
Définition
Le dialogue avec les parties prenantes se décline sur une échelle de participation : information, consultation, concertation, co-construction, codécision. La règle fondamentale est d’annoncer d’emblée le niveau réel, car l’écart entre la participation promise et la participation effective est la première cause de conflit.
Pourquoi c’est important
Une réunion présentée comme une concertation alors que la décision est prise produit une hostilité durable, plus coûteuse que l’absence de réunion.
Méthode, étape par étape
Déterminer honnêtement ce qui est ouvert et ce qui ne l’est pas.
Annoncer ce périmètre avant la rencontre, par écrit.
Choisir le format adapté au niveau de participation.
Recueillir les contributions et les restituer intégralement.
Indiquer ce qui a été retenu et ce qui ne l’a pas été, avec les raisons.
Tenir le calendrier annoncé.
Rendre compte de la mise en œuvre.
Un cas concret
Formule honnête d’ouverture de réunion : « La décision d’implanter le centre est prise et n’est pas rediscutée ce soir. Ce qui est ouvert : les horaires, les accès, la gestion du stationnement et le calendrier des travaux. » Le cadre posé, la discussion devient utile.
Les erreurs à éviter
Appeler concertation une réunion d’information.
Ne pas restituer les contributions.
Rejeter des propositions sans expliquer pourquoi.
Organiser un dialogue une fois puis disparaître.
Les bons réflexes
Toujours annoncer le niveau réel de participation.
Restituer intégralement, y compris les critiques.
Expliquer les refus : c’est ce qui maintient la confiance.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.