La synthèse de Bill Kovach et Tom Rosenstiel, enseignée dans la plupart des écoles : la première obligation est la vérité, la première loyauté va aux citoyens, et l’essence du métier est une discipline de vérification.
En un mot. La liste des obligations qui définissent le journalisme, quel que soit le support ou l’époque.
Issus d’une vaste consultation de praticiens et de chercheurs menée par Bill Kovach et Tom Rosenstiel, les éléments du journalisme énoncent notamment : la première obligation du journalisme est la vérité ; sa première loyauté va aux citoyens ; son essence est une discipline de vérification ; ses praticiens doivent conserver leur indépendance vis-à-vis de ceux qu’ils couvrent ; il doit exercer une surveillance indépendante du pouvoir ; offrir un forum à la critique et au compromis publics ; rendre l’important intéressant et pertinent ; tenir l’information exhaustive et proportionnée ; et laisser à ses praticiens l’exercice de leur conscience personnelle.
Ces principes sont le langage commun des rédactions et des écoles à travers le monde. Ils permettent de trancher des cas concrets (accepter ou non un accès conditionné, publier ou non une information exacte mais dévastatrice) sans repartir de zéro à chaque fois.
Deux formulations font tout le travail. « La première loyauté va aux citoyens » signifie que ni l’annonceur, ni la source, ni l’actionnaire, ni le confort de la rédaction ne priment. « L’essence est une discipline de vérification » distingue le journalisme du témoignage et de la conversation : ce n’est pas la sincérité qui fait l’information, c’est la méthode.
Une rédaction hésite à publier une enquête qui mettra en difficulté un annonceur majeur. La question n’est pas « est-ce prudent ? » mais « à qui devons-nous loyauté ? ». La réponse est écrite dans le principe, et elle rend la discussion possible avec la direction.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.