Anaphore, antithèse, triade, métaphore, question rhétorique, litote. Six figures qui font retenir une phrase, à condition de ne pas les empiler.
En un mot. Les tournures de phrase qui rendent une idée mémorable.
Les figures de rhétorique agissent sur la forme du discours pour en renforcer l’effet et la mémorisation. Les plus opérantes en communication professionnelle sont l’anaphore, qui répète un même début ; l’antithèse, qui oppose deux termes ; la triade, qui groupe trois éléments ; la métaphore, qui transporte du sens ; la question rhétorique ; et la litote, qui dit moins pour signifier plus.
Ce qui est retenu d’un discours est presque toujours une phrase, et cette phrase est presque toujours construite. Les formules qui traversent les décennies ne sont pas spontanées : elles sont travaillées.
La triade est la plus fiable : trois éléments se retiennent, quatre s’oublient. L’anaphore installe un rythme qui rend la répétition acceptable. L’antithèse produit une tension qui grave la formule. Une seule figure par passage : leur accumulation produit l’effet inverse.
« Former un enseignant, c’est former trois cents élèves » : une antithèse d’échelle, concrète, en huit mots. Elle sera reprise ; « notre démarche s’inscrit dans une logique de démultiplication de l’impact » ne le sera pas.