En un mot. Les différentes situations d’interview et ce qu’elles exigent.
Définition
Chaque format impose ses contraintes : le plateau télé travaille l’image et le temps court ; le direct radio la clarté orale et l’absence de repentir ; le téléphone la précision sans support visuel ; l’écrit la formulation exacte et opposable ; le micro-tendu la brièveté sous pression.
Pourquoi c’est important
Un porte-parole préparé pour le plateau se fait piéger au micro-tendu, où il n’a ni cadre ni temps. Chaque format demande un entraînement propre.
Méthode, étape par étape
Plateau télé : réponses de 20 à 30 secondes, regard sur l’interlocuteur, tenue sans motifs fins.
Direct radio : phrases courtes, un chiffre à la fois, aucune correction possible.
Téléphone : se lever pour parler, avoir ses notes sous les yeux, articuler.
Interview écrite : répondre par écrit, relire, faire valider, c’est opposable.
Micro-tendu : trois phrases préparées, ne jamais s’arrêter en marchant sans réponse.
Toujours demander en amont : durée, sujet, diffusion, autres invités.
Ne jamais accepter une interview sans connaître le sujet exact.
Prévoir la phrase de sortie : « je vous rappelle avec la réponse précise ».
Un cas concret
Au micro-tendu, refuser de répondre en s’éloignant produit une image de fuite. Trois phrases préparées (un fait, une action, une échéance) suffisent et évitent l’image du départ précipité.
Les erreurs à éviter
Accepter sans connaître le sujet ni la durée.
Traiter une interview écrite comme un échange informel : elle est opposable.
Improviser au micro-tendu.
Porter des motifs fins ou des rayures serrées sur un plateau.
Les bons réflexes
Toujours demander sujet, durée, diffusion et autres intervenants avant d’accepter.
Trois phrases prêtes en permanence, pour le micro-tendu.