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Interroger une personne en état de choc

Se présenter, demander la permission, laisser la sortie ouverte, ne jamais insister. La méthode qui protège la personne et donne, en prime, un meilleur témoignage.

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En un mot. Recueillir la parole de quelqu’un qui vient de vivre un événement violent.

Définition

L’entretien avec une personne en état de choc obéit à des principes établis par les travaux sur le trauma : rétablir un sentiment de contrôle, expliquer ce qui va être fait de la parole, ne jamais contraindre, et accepter l’interruption à tout moment.

Pourquoi c’est important

Un entretien mal conduit peut aggraver l’état de la personne, et il produit en outre un témoignage moins fiable : le stress altère le récit. Les précautions ne relèvent donc pas seulement de l’éthique, elles améliorent le matériau.

Comment ça marche

Le principe central est la restitution du contrôle. Une personne traumatisée a subi une situation qu’elle ne maîtrisait pas. Tout ce qui lui rend une décision, y compris celle de refuser, la protège. Cela commence par demander plutôt que par commencer.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

La question à bannir est « qu’avez-vous ressenti ». La personne vient de le vivre, la réponse est évidente, et la question la ramène au moment le plus dur sans rien apporter au récit. « Que s’est-il passé, dans l’ordre ? » recueille davantage et protège mieux.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

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