En un mot. Interroger quelqu’un en direct à la radio.
Définition
L’interview à l’antenne se déroule sans montage, dans une durée contrainte. Elle exige une préparation resserrée, une écoute active permettant la relance, une gestion stricte du temps et une équité de traitement des interlocuteurs.
Pourquoi c’est important
L’auditeur juge autant l’interviewer que l’interviewé. Une question mal formulée, une relance manquée ou une interruption abusive se remarquent immédiatement et durablement.
Méthode, étape par étape
Préparer cinq questions hiérarchisées ; on n’en posera que trois ou quatre.
Commencer par la question que tout auditeur se pose.
Écouter réellement : la relance vaut mieux que la question suivante.
Reposer une question restée sans réponse, une fois, calmement.
Interrompre uniquement pour recadrer, pas pour occuper l’antenne.
Annoncer le temps restant à l’invité pour éviter la coupure brutale.
Ne pas conclure sur une question à laquelle il n’y a pas de temps de répondre.
Traiter tous les invités avec le même niveau d’exigence.
Un cas concret
Poser la question, obtenir une réponse évasive, et enchaîner sur la question suivante : l’auditeur retient que la question est restée sans réponse et que le journaliste ne l’a pas relevé. La relance unique, calme, suffit.
Les erreurs à éviter
Dérouler ses questions sans écouter les réponses.
Interrompre en permanence.
Poser une question longue et à tiroirs en direct.
Traiter deux invités avec des niveaux d’exigence différents.
Les bons réflexes
Écouter plus que préparer : la relance fait l’interview.
Une relance calme sur une question esquivée, systématiquement.
Même exigence pour tous les invités, sans exception.