COMEDIA

L’économie de l’attention

Herbert Simon : l’abondance d’information crée la rareté de l’attention. La ressource limitée n’est plus le message, c’est le temps de cerveau disponible.

Ouvrir cette carte dans l’explorateur interactif

En un mot. Quand l’information devient abondante, c’est l’attention qui devient rare.

Définition

Herbert Simon formule le principe fondateur : une richesse d’information crée une pauvreté d’attention. L’économie de l’attention analyse dès lors la communication comme une compétition pour une ressource limitée (le temps et la disponibilité mentale des publics) et non comme une question de diffusion.

Pourquoi c’est important

Ce renversement change le raisonnement professionnel. La question n’est plus « comment diffuser davantage » mais « qu’est-ce que ce message mérite d’enlever à l’attention de quelqu’un ». Émettre davantage dans un espace saturé réduit la portée au lieu de l’augmenter.

Comment ça marche

L’attention se paie par la personne qui la donne. Elle a un coût d’opportunité : chaque minute accordée est prise ailleurs. Un message se justifie donc par ce qu’il apporte en échange : une information utile, une compréhension, un plaisir. Un message qui ne rend rien épuise le crédit d’attention de l’émetteur.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

Une lettre d’information hebdomadaire sans contenu propre consomme chaque semaine un peu du crédit d’attention accumulé. Le désabonnement n’est que le moment où le compte arrive à zéro : le processus, lui, a commencé bien avant.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

Sources

À lire à côté