En un mot. Choisir la bonne langue et adapter le message, pas seulement le traduire.
Définition
L’adaptation linguistique distingue la traduction (transposition du sens), la localisation (adaptation des références, unités, exemples et visuels) et la transcréation (réécriture du message pour produire le même effet dans une autre culture). Elle suppose de choisir la langue réellement pratiquée par le public visé.
Pourquoi c’est important
Dans de nombreux pays, la langue officielle des documents n’est pas la langue de la vie quotidienne. Communiquer uniquement dans la langue administrative revient à exclure une partie du public tout en croyant l’avoir informé.
Méthode, étape par étape
Identifier les langues réellement parlées par le public visé.
Décider quelle langue pour quel canal : l’oral et l’écrit diffèrent souvent.
Faire traduire par une personne dont c’est la langue première.
Faire relire par une seconde personne du même milieu.
Adapter les exemples, les visuels, les unités et les références.
Prévoir l’oral pour les publics peu lecteurs.
Tester la compréhension auprès de personnes du public, pas de bilingues experts.
Un cas concret
Un message sanitaire diffusé uniquement en français écrit atteint une fraction du public visé. Le même message porté oralement, en langue locale, par des relais reconnus, atteint l’ensemble.
Les erreurs à éviter
Traduire mot à mot un slogan : il devient absurde ou choquant.
Utiliser une traduction automatique sans relecture humaine.
Négliger l’oral pour les publics peu lecteurs.
Tester la compréhension auprès de personnes qui maîtrisent les deux langues.
Les bons réflexes
La langue du public, pas celle de l’institution.
Traduction par un locuteur natif, relecture par un second.