En un mot. Faire le point à la fin d’un projet pour que le suivant se passe mieux.
Définition
Le bilan distingue deux niveaux : le résultat, mesuré par rapport aux objectifs fixés au cadrage, et le déroulement, examiné pour identifier ce qui a coûté du temps sans valeur. Le second est le plus utile et le plus souvent omis.
Pourquoi c’est important
Sans bilan, une équipe répète les mêmes erreurs de circuit pendant des années. Chacun les connaît individuellement, personne ne les formule, et rien ne change parce que rien n’est écrit.
Comment ça marche
La condition du bilan utile est l’absence de recherche de responsable. Une réunion où l’on cherche qui a fait rater ne produit que de la prudence. Une réunion où l’on cherche ce qui, dans le dispositif, a rendu l’erreur possible produit des corrections.
Méthode, étape par étape
Comparer les résultats aux objectifs du cadrage, chiffres en main.
Comparer le budget consommé au budget prévu, poste par poste.
Comparer les délais réels aux délais prévus, étape par étape.
Poser quatre questions à l’équipe : ce qui a bien marché, ce qui a coûté du temps, ce qui a manqué, ce qu’on refait autrement.
Interdire la recherche de responsable : on examine le dispositif, pas les personnes.
Retenir deux corrections seulement, applicables au projet suivant.
Écrire une page et la conserver là où le prochain chef de projet la trouvera.
Relire les bilans précédents avant de cadrer un nouveau projet.
Un cas concret
Deux corrections retenues valent mieux que douze listées. Une équipe qui applique deux changements par projet en a intégré une douzaine au bout de six projets ; une équipe qui en liste douze n’en applique aucune.
Les erreurs à éviter
Sauter le bilan parce que le projet suivant a déjà commencé.
Chercher un responsable plutôt qu’une cause de dispositif.
Retenir douze corrections et n’en appliquer aucune.