Un compte personnel porte la parole de l’organisation sans en avoir les protections. Trois règles évitent que la ligne devienne indiscernable.
En un mot. L’usage, par un dirigeant, de son compte personnel pour parler de son organisation — et ce que cela engage.
Prise de parole publique d’un dirigeant sur un compte nominatif, qui bénéficie d’une audience et d’une crédibilité supérieures à celles du compte institutionnel, mais engage l’organisation sans passer par ses circuits de validation.
Un compte de dirigeant obtient couramment une audience et une interaction supérieures à celles du compte de l’organisation, pour la raison évidente qu’une personne parle à des personnes. C’est un actif considérable et un risque symétrique : le même mécanisme qui donne du poids à un propos juste en donne à un propos maladroit.
Trois règles limitent le risque sans stériliser la parole. La délimitation : ce sur quoi le dirigeant s’exprime, et ce qu’il laisse à l’organisation — en particulier tout ce qui touche aux résultats, aux personnes et aux procédures en cours. L’authenticité : un compte rédigé intégralement par le service de communication se repère, et sa découverte annule le bénéfice ; la matière peut être préparée, la formulation doit rester celle du dirigeant. La réactivité en situation de tension : c’est le moment où le compte personnel devient dangereux, parce qu’il permet de répondre en quelques secondes, sans relecture et sous le coup de l’émotion.
La question du départ est systématiquement oubliée et se pose toujours. Le compte est nominatif, l’audience a été construite pendant l’exercice des fonctions, et rien n’a été écrit. Le trancher au moment de la prise de fonctions coûte cinq minutes ; le trancher au moment du départ coûte un conflit.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.