En un mot. Celui qui décide de la forme visuelle d’une campagne ou d’une identité.
Définition
Le directeur artistique conçoit le parti pris visuel, choisit les images, la typographie et la composition, dirige les photographes et les illustrateurs, et veille à la cohérence de l’ensemble. Il conçoit et arbitre ; il n’exécute pas nécessairement.
Pourquoi c’est important
On confond souvent ce métier avec celui de graphiste, et cette confusion a un coût. Un graphiste exécute une demande ; un directeur artistique décide de ce qu’il faut montrer, et refuse ce qui affaiblit l’idée.
Comment ça marche
La valeur du poste tient au refus. Un directeur artistique passe autant de temps à écarter des directions qu’à en développer une. Une campagne qui contient trois idées visuelles n’en porte aucune.
Méthode, étape par étape
Partir de l’idée, pas de références visuelles.
Chercher plusieurs directions distinctes, pas des variantes d’une seule.
Écarter, et savoir dire pourquoi : c’est la partie du métier qui se paie.
Décider de la hiérarchie visuelle avant de choisir les couleurs.
Briefer précisément les photographes et illustrateurs : une intention, pas une référence.
Vérifier la déclinaison sur les formats réels, pas sur une planche de présentation.
Contrôler l’accessibilité : contraste, taille, information portée par la seule couleur.
Tenir la cohérence dans le temps, quand la nouveauté devient tentante.
Un cas concret
Le test le plus utile est celui de la déclinaison : une direction visuelle qui tient sur une affiche et se défait sur un format vertical, un bandeau et une signature n’est pas une direction, c’est une image réussie.
Les erreurs à éviter
Présenter trois variantes d’une même direction en croyant offrir un choix.
Décider les couleurs avant la hiérarchie.
Valider sur une planche de présentation plutôt que sur les formats réels.