Saussure : un signe unit une forme et un concept, et leur lien est arbitraire. Peirce : un signe ressemble, indique ou convient. Deux modèles qui structurent toute l’analyse.
En un mot. Ce qui tient lieu d’autre chose : un mot, une image, un geste, un objet.
Ferdinand de Saussure décrit le signe linguistique comme l’union d’un signifiant (la forme perçue) et d’un signifié (le concept associé), en soulignant le caractère arbitraire de ce lien. Charles Sanders Peirce propose une typologie fondée sur la relation au référent : l’icône, qui ressemble à ce qu’elle représente ; l’indice, qui entretient avec lui un lien physique ou causal ; le symbole, dont le lien relève d’une convention.
Cette distinction règle des questions pratiques. Un pictogramme iconique se comprend sans apprentissage ; un symbole doit être appris. Une signalétique construite sur des symboles culturels ne fonctionne pas auprès d’un public qui ne les partage pas.
Le caractère arbitraire du signe explique pourquoi une même couleur ne signifie pas la même chose partout, et pourquoi transposer un visuel d’un pays à l’autre échoue. Rien dans le rouge ne signifie le danger : c’est une convention, largement partagée mais non universelle.
Le pictogramme d’une main qui se lave est iconique : il se comprend partout. Une croix, un cercle barré ou une couleur d’alerte sont des symboles : ils s’apprennent, et leur sens varie selon les cultures.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.