En un mot. Les mots d’une production vidéo, du devis jusqu’à la livraison.
Définition
Vocabulaire des étapes de fabrication d’un contenu audiovisuel — écriture, tournage, postproduction, livraison — dont la maîtrise conditionne la capacité d’un commanditaire à cadrer une commande et à vérifier ce qui lui est livré.
Pourquoi c’est important
Une production vidéo est le poste où un commanditaire découvre le plus souvent, après coup, que ce qu’il imaginait n’était pas ce qui était prévu. La cause n’est presque jamais le talent du prestataire : elle est un devis dont les postes n’ont pas été compris, et des étapes de validation qui n’ont pas été placées où il fallait.
Comment ça marche
Deux moments décident du résultat, et ils sont tous deux antérieurs au montage. Le premier est l’écriture — synopsis, scénario, storyboard — où le film se décide vraiment, et qui est souvent expédiée. Le second est le dérushage, où l’on choisit ce qui existera : ce qui n’y est pas retenu ne reviendra pas, et aucune demande de modification ultérieure ne peut créer une image qui n’a pas été tournée.
Les repères
Synopsis : le résumé du contenu et de son déroulement, en quelques lignes, avant tout tournage.
Storyboard : la représentation dessinée ou schématique des plans prévus, image par image.
Rushes : l’ensemble des images tournées, avant toute sélection.
Dérushage : le tri des rushes et la sélection de ce qui sera utilisé. C’est là que le film se fixe.
Plan de coupe : une image d’illustration qui permet de masquer une coupe dans un entretien.
Montage : l’assemblage des plans sélectionnés, dans l’ordre et la durée retenus.
Étalonnage : le réglage des couleurs et de la lumière, après le montage.
Mixage : l’équilibrage des niveaux sonores entre voix, ambiances et musique.
Habillage : les éléments graphiques ajoutés : titres, incrustations, générique.
Export : la fabrication du fichier final, dans un format adapté à sa diffusion.
Master : la version de référence, en haute qualité, dont toutes les autres sont tirées.
Fichiers sources : les projets de montage et les rushes, qui permettent de modifier plus tard. Ils se demandent au contrat.
Un cas concret
La demande de modification arrive presque toujours après le montage, et c’est le pire moment : changer un plan suppose qu’il existe dans les rushes, et changer une structure suppose de refaire l’étalonnage et le mixage. Placer la validation après le dérushage, avant le montage, coûte une réunion et évite une refabrication.
Les erreurs à éviter
Valider après le montage plutôt qu’après le dérushage.
Expédier l’écriture pour aller tourner plus vite.
Demander une modification qui suppose une image jamais tournée.
Ne pas prévoir la remise des fichiers sources au contrat.