BAT, quadri, grammage, laize, façonnage, pelliculage, fonds perdus, chemin de fer. Les mots du devis d’imprimeur, ceux qui font varier le prix du simple au double.
En un mot. Les mots d’un devis d’imprimeur, expliqués pour pouvoir comparer.
Définition
Le devis d’impression décrit le support, son format, son papier, ses couleurs, ses finitions et son quantitatif. Chacun de ces paramètres fait varier le prix, parfois considérablement, et deux devis ne sont comparables que si tous sont identiques.
Pourquoi c’est important
Un chargé de communication qui ne lit pas un devis compare des prix sans comparer des prestations. Le moins cher est parfois le mieux disant, souvent l’inverse, et il n’a aucun moyen de le savoir.
Comment ça marche
Trois paramètres expliquent l’essentiel des écarts de prix : le grammage du papier, le nombre de couleurs, et les finitions. Un même document en 90 grammes ou en 170 grammes, en deux couleurs ou en quadrichromie, ne coûte pas le même prix.
Les repères
BAT : bon à tirer. Le document validé avant impression. Sa signature engage : après, toute erreur est à votre charge.
Quadri : quadrichromie, l’impression en quatre encres qui restitue toutes les couleurs.
Ton direct ou Pantone : une encre préparée à l’avance pour une couleur exacte, souvent utilisée pour un logo.
Grammage : le poids du papier en grammes par mètre carré. 80 grammes pour du courrier, 300 pour une carte.
Laize : la largeur d’une bobine de papier ou d’un support. Elle contraint les formats possibles.
Façonnage : toutes les opérations après impression : pliage, coupe, agrafage, reliure.
Pelliculage : un film appliqué sur le papier, mat ou brillant, qui protège et modifie l’aspect.
Fonds perdus : la marge de sécurité au-delà du format final, pour que la couleur aille jusqu’au bord après coupe. Généralement trois à cinq millimètres.
Repères de coupe : les traits indiquant à l’imprimeur où couper.
Chemin de fer : le plan des pages d’un document paginé.
Calage : le réglage de la machine avant tirage. Son coût est fixe, ce qui explique pourquoi les petits tirages sont chers à l’unité.
Tirage : le nombre d’exemplaires.
Un cas concret
Le coût de calage étant fixe, imprimer 500 exemplaires coûte souvent presque autant que 1000. C’est pourquoi un imprimeur propose spontanément une quantité supérieure : ce n’est pas de la vente forcée, c’est la structure réelle du coût.
Les erreurs à éviter
Fournir un fichier sans fonds perdus, ce qui produit un liseré blanc après coupe.
Signer un bon à tirer sans le relire intégralement.
Comparer deux devis dont les papiers ou les finitions diffèrent.
Choisir un grammage sans avoir vu et touché un échantillon.
Les bons réflexes
Toujours demander un échantillon papier avant de choisir.
Le bon à tirer se relit à deux personnes, à voix haute pour les chiffres.
Comparer des devis sur des spécifications strictement identiques.