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Les statistiques dont vous aurez besoin

Un mémoire en communication n’a presque jamais besoin de statistiques avancées. Il a besoin que les quelques chiffres présentés soient justes, comparables et correctement interprétés.

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En un mot. Le minimum statistique nécessaire pour traiter honnêtement les chiffres d’un mémoire.

Définition

Ensemble restreint d’outils descriptifs et inférentiels suffisant à la majorité des travaux en sciences de l’information et de la communication : description d’une distribution, croisement de deux variables, test d’indépendance, et lecture critique des résultats.

Pourquoi c’est important

Deux travers symétriques abîment les mémoires. Le premier est l’évitement : on recueille des données chiffrées et on n’en tire que des pourcentages bruts, sans jamais croiser. Le second est l’étalage : on applique une technique avancée mal comprise, dont le résultat ne veut rien dire mais impressionne. La bonne posture est au milieu : peu d’outils, bien employés, et des conclusions à la mesure de ce qu’ils permettent.

Comment ça marche

Quatre notions couvrent l’essentiel. Décrire une distribution : la moyenne seule est trompeuse dès qu’il existe des valeurs extrêmes, et la médiane doit l’accompagner systématiquement. Croiser deux variables : c’est l’opération qui produit les résultats intéressants, et elle suppose des effectifs suffisants dans chaque case — en dessous de cinq, aucun pourcentage n’est interprétable. Mesurer une association : un test d’indépendance indique si un écart observé peut raisonnablement s’expliquer par le hasard ; il ne dit ni l’intensité du lien, ni son sens, ni sa cause. Et la règle qui résume tout : une association n’est pas une causalité, et la troisième variable qui explique les deux est presque toujours la bonne explication. Dernier point pratique : tout pourcentage s’accompagne de son effectif absolu, car « 40 % » sur un effectif de dix répondants signifie quatre personnes.

Les repères

Un cas concret

« 40 % des répondants » sur un échantillon de dix personnes signifie quatre personnes. Écrit en pourcentage, le chiffre paraît mesurer une tendance ; écrit en effectif, il montre ce qu’il est — quatre individus, sur lesquels aucune généralisation n’est possible. La règle de publier systématiquement l’effectif absolu règle à elle seule une bonne part des abus.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

À lire à côté

Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.