Portée, engagement, conversions, mais surtout : ce que les gens font ensuite. Une collaboration très vue et sans effet coûte cher et ne s’en aperçoit pas.
En un mot. Savoir si une collaboration avec un créateur a produit un effet.
Définition
La mesure d’une opération d’influence distingue les indicateurs de diffusion (portée, impressions), d’engagement (interactions rapportées à la portée), de trafic (clics, visites qualifiées) et de conversion (actions réalisées, contacts, inscriptions), auxquels s’ajoutent des indicateurs qualitatifs : nature des commentaires, sollicitations générées.
Pourquoi c’est important
Le nombre d’abonnés d’un créateur ne prédit pas le résultat. Seules les conversions le disent, et l’écart entre les deux est souvent considérable, dans les deux sens.
Méthode, étape par étape
Définir l’objectif avant de choisir le créateur : notoriété, trafic ou conversion.
Prévoir un mécanisme de traçage : lien dédié, code, page d’arrivée propre.
Mesurer l’engagement rapporté à la portée, pas au nombre d’abonnés.
Lire les commentaires : ils révèlent si l’audience est concernée ou indifférente.
Comparer le coût par conversion à celui des autres moyens.
Mesurer aussi l’effet différé : les inscriptions arrivent parfois des semaines après.
Conserver l’historique par créateur pour les collaborations suivantes.
Écarter les créateurs dont l’engagement paraît artificiel.
Un cas concret
Un créateur suivi par 400 000 personnes produit 40 inscriptions ; un enseignant suivi par 4 000 collègues en produit 180. Sans lien dédié, on aurait reconduit le premier et abandonné le second.
Les erreurs à éviter
Juger sur le nombre d’abonnés ou de vues.
Aucun lien dédié : l’effet devient inattribuable.
Ne pas lire les commentaires.
Ne mesurer que le jour de la publication.
Les bons réflexes
Un lien ou un code dédié par créateur, systématiquement.
L’engagement se rapporte à la portée, jamais aux abonnés.