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Mobiliser et tenir les militants

Ils ne sont pas une audience, ils sont un moyen de production. Et ce qui les fait partir n’est presque jamais le désaccord, c’est l’inutilité.

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En un mot. Comment on donne aux militants de quoi agir, et comment on évite qu’ils se démobilisent.

Définition

Organisation de la communication interne d’un mouvement politique ou associatif envers ses membres actifs : information en avance, outils d’action, remontée du terrain et reconnaissance, distincte de la communication vers l’électorat.

Pourquoi c’est important

Un militant n’est pas un destinataire de message, c’est un relais qui parle à des gens que la campagne ne touchera jamais autrement. Sa valeur tient à sa légitimité personnelle, et celle-ci s’abîme dès qu’il découvre une position de son camp par la presse : il apparaît alors comme quelqu’un qui n’est pas dans la confidence.

Comment ça marche

Trois mécanismes gouvernent l’engagement dans la durée. L’avance : le militant doit savoir avant le public, faute de quoi il ne peut pas expliquer. L’outillage : une consigne sans moyen d’agir produit de la frustration ; des arguments, des supports et des réponses aux objections produisent de l’action. Et le retour : ce qui remonte du terrain doit visiblement servir à quelque chose. Les travaux sur le bénévolat convergent sur ce point — ce qui démobilise n’est pas l’effort, c’est le sentiment que l’effort n’a rien changé.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

La démobilisation la plus coûteuse n’est pas le départ, c’est le militant qui reste et cesse d’agir. Il ne se signale pas, il ne conteste pas, il ne répond plus aux sollicitations. Seule une remontée organisée permet de le voir, et seulement si quelqu’un regarde les non-réponses autant que les réponses.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

À lire à côté

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