Revues scientifiques, rapports annuels, podcasts, lettres professionnelles. Ce qu’il faut suivre pour ne pas travailler avec les idées d’il y a dix ans.
En un mot. Les sources à suivre régulièrement pour rester à jour.
Définition
La veille professionnelle en communication combine des revues à comité de lecture, des rapports annuels d’instituts de recherche, des lettres d’information spécialisées et des productions audio de fond.
Pourquoi c’est important
Les pratiques changent vite, les théories peu. Une veille bien construite distingue les deux : elle suit de près ce qui bouge et revient périodiquement à ce qui ne bouge pas.
Comment ça marche
Une veille tenable repose sur peu de sources lues vraiment, plutôt que sur beaucoup de sources parcourues. Trois à cinq sources suffisent si elles sont choisies pour leur exigence et non pour leur fréquence de publication.
Les repères
Revues francophones : « Hermès », « Réseaux », « Questions de communication », « Communication et langages ».
Revues internationales : « Journal of Communication », « Public Relations Review », « New Media and Society ».
Rapports annuels : le « Digital News Report » du Reuters Institute, publié chaque juin, gratuit et très cité.
Instituts : le Pew Research Center pour les données d’usage, le Nieman Lab pour l’économie des médias.
Lettres professionnelles : celles des associations de communicants et des écoles, souvent gratuites.
Podcasts : les productions de fond des radios publiques sur les médias et le langage.
Festivals et rencontres : ils donnent en deux jours ce que six mois de veille passive ne donnent pas.
Fixer un rendez-vous hebdomadaire de lecture, sans quoi la veille se dissout.
Un cas concret
Le rapport annuel du Reuters Institute mesure les usages d’information dans une cinquantaine de pays. C’est la source la plus citée en réunion pour trancher un débat sur les habitudes du public, et elle est gratuite.
Les erreurs à éviter
Accumuler des sources sans jamais les lire.
Confondre une actualité sectorielle et un résultat de recherche.
Suivre uniquement des sources commerciales, qui vendent ce qu’elles décrivent.
Négliger les données par pays : les usages varient énormément.
Les bons réflexes
Trois sources lues valent mieux que trente survolées.