Tout est enregistré : avant, pendant, après. Répondre d’abord, relier ensuite, ne jamais répéter un mot négatif, et ne rien dire qu’on ne veuille voir publié.
En un mot. Comment se comporter du début à la fin d’une interview.
Définition
La conduite d’une interview suppose de considérer l’intégralité de l’échange comme publiable, de répondre aux questions posées avant de relier aux messages, de contrôler le débit et le vocabulaire, et de ne jamais s’engager sur des hypothèses ou des éléments non validés.
Pourquoi c’est important
Les phrases les plus dommageables sont presque toujours prononcées hors de la séquence formelle : en s’installant, en attendant, ou en se levant. Le journaliste n’a rien à se reprocher : rien n’avait été exclu.
Méthode, étape par étape
Considérer l’échange comme commencé dès l’arrivée du journaliste.
Répondre à la question posée, puis relier au message.
Une seconde de silence avant chaque réponse.
Ne jamais reprendre les mots négatifs de la question.
Ne pas s’engager sur une hypothèse ni sur un chiffre non validé.
Dire « je ne sais pas » plutôt que d’approximer.
Si l’on se trompe, corriger immédiatement et clairement.
Ne rien ajouter d’important une fois l’enregistrement terminé.
Un cas concret
En se levant, un dirigeant ajoute : « De toute façon, entre nous, le site fermera d’ici un an. » La phrase n’était couverte par aucun accord de confidentialité : elle est publiable, et elle sera publiée.
Les erreurs à éviter
Parler librement avant ou après l’enregistrement.
Répéter la formulation négative du journaliste.
Avancer un chiffre approximatif.
Répondre à une hypothèse comme s’il s’agissait d’un fait.
Les bons réflexes
Tout est publiable, du bonjour à l’au revoir.
Répondre d’abord, relier ensuite.
Corriger immédiatement une erreur que l’on vient de commettre.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.