En un mot. Décrire précisément la difficulté que le document va traiter.
Définition
La formulation du problème délimite le champ du livre blanc : elle énonce une difficulté vécue par le lecteur cible, en établit l’ampleur par des données, et identifie ce que les approches existantes ne résolvent pas. C’est cette section qui décide de la lecture des suivantes.
Pourquoi c’est important
Un lecteur professionnel accorde quelques minutes à un document d’expertise. S’il ne reconnaît pas son propre problème dans les premières pages, il n’ira pas plus loin, quelle que soit la qualité des recommandations.
Méthode, étape par étape
Formuler le problème dans les mots du lecteur, pas dans ceux du secteur.
Le documenter : données, entretiens, cas observés.
Établir l’ampleur : combien de personnes, quel coût, quelle fréquence.
Identifier ce que les solutions existantes ne traitent pas.
Vérifier auprès de trois lecteurs cibles qu’ils reconnaissent leur situation.
Résister à la tentation d’orienter le problème vers son offre.
Assumer les limites de son propre diagnostic.
Un cas concret
« Les organismes de formation guinéens forment 4 000 personnes par an ; 62 % des inscrits abandonnent avant la fin. Les dispositifs existants traitent l’accès, aucun ne traite l’abandon. » Le lecteur du secteur se reconnaît immédiatement.
Les erreurs à éviter
Décrire un problème taillé sur mesure pour son offre.
Aucune donnée : le problème reste une opinion.
Un problème si large qu’il ne concerne personne en particulier.
Ne pas mentionner ce que font déjà les autres.
Les bons réflexes
Faire valider la formulation par trois lecteurs cibles avant d’écrire la suite.
Documenter l’ampleur par des chiffres sourcés.
Reconnaître ce que les approches existantes réussissent.