En un mot. Suggérer à un journaliste précis une façon de traiter votre sujet, qui l’intéresse lui.
Définition
La proposition d’angle personnalise l’approche : elle part de ce que le journaliste couvre habituellement, formule une question à laquelle le sujet répond, et fournit d’emblée les moyens de la traiter, données, accès au terrain, interlocuteurs, visuels, exclusivité éventuelle.
Pourquoi c’est important
Un journaliste ne cherche pas un sujet, il cherche un angle traitable dans son format et son délai. La différence entre un communiqué ignoré et un article publié tient souvent à cette traduction.
Méthode, étape par étape
Lire ce que le journaliste a publié récemment.
Formuler l’angle en une question, en trois lignes.
Indiquer ce que vous pouvez fournir : accès, chiffres, témoins, images.
Préciser le calendrier et la disponibilité.
Envoyer individuellement, jamais en liste.
Relancer une fois, par téléphone, avec un élément nouveau.
Accepter un refus sans insister : la relation compte plus que le sujet.
Un cas concret
« Vous avez écrit en mars sur le décrochage scolaire. Nous formons 120 enseignants du secondaire à l’IA cet automne : 12 % sont des femmes, ce qui pose une question que nous n’avons pas résolue. Je peux vous ouvrir une session, vous donner les chiffres bruts et vous mettre en relation avec trois participantes. »
Les erreurs à éviter
Envoyer le même message à trente journalistes.
Proposer un sujet promotionnel sans angle.
Ne pas préparer les accès promis.
Insister après un refus.
Les bons réflexes
Un angle, un journaliste, un message.
Ne jamais promettre un accès que l’on ne peut pas garantir.
Accepter que l’angle proposé devienne autre chose : c’est le métier du journaliste.