Question fermée, question piège, question hypothétique, question à prémisse fausse, silence provocateur. Chaque type appelle une technique de réponse précise.
En un mot. Les questions qui mettent en difficulté, et comment y répondre sans se piéger.
Définition
On distingue plusieurs formes : la question fermée sur un fait gênant, la question à prémisse fausse, la question hypothétique, la question à choix imposé, la question multiple, la citation attribuée à un tiers, et le silence destiné à faire parler. Chacune appelle une réponse spécifique.
Pourquoi c’est important
Ces questions ne sont pas déloyales : elles font le travail du journaliste. Ce qui est fautif, c’est de ne pas s’y être préparé, et de produire alors une phrase que l’on regrettera.
Méthode, étape par étape
Question fermée sur un fait : répondre par le fait, puis contextualiser.
Prémisse fausse : corriger la prémisse avant de répondre, calmement.
Question hypothétique : ne pas s’y engager, ramener à ce qui est établi.
Choix imposé entre deux options : refuser le cadre et donner la réponse réelle.
Question multiple : traiter les questions une à une, dans l’ordre.
Citation d’un tiers : ne pas commenter la personne, répondre sur le fond.
Silence : ne pas le combler. Attendre la question suivante.
Ne jamais reprendre un mot négatif dans sa réponse.
Un cas concret
« Vous reconnaissez donc que ce projet est un échec ? ». Prémisse fausse. Réponse : « Le projet a formé 84 personnes sur les 120 prévues. Voici pourquoi, et voici ce que nous changeons. » On corrige sans répéter le mot « échec ».
Les erreurs à éviter
Répéter le mot négatif : il devient le titre.
S’engager sur une hypothèse : elle sera traitée comme une annonce.
Combler un silence par une confidence.
Attaquer le journaliste plutôt que répondre.
Les bons réflexes
Ne jamais reprendre les mots négatifs de la question.
Le silence n’est pas votre problème : ne le comblez pas.
Répondre sur les faits, jamais sur les personnes.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.