Celui qui reçoit, et qui décide seul de ce que le message veut dire. Le récepteur n’est pas passif : il interprète, filtre, résiste, réinterprète.
En un mot. La personne qui reçoit le message et lui donne un sens.
Le récepteur décode le message à partir de son propre code, de son expérience et de son contexte. Les travaux de Stuart Hall sur l’encodage/décodage montrent qu’il peut adopter une lecture dominante (conforme à l’intention), négociée (partielle) ou oppositionnelle (inversée).
Toute la communication professionnelle repose sur cette bascule : ce n’est pas ce que l’on dit qui compte, c’est ce qui est compris. Un communicant qui raisonne depuis l’émetteur produit des messages satisfaisants pour son organisation et inaudibles pour le public.
Le récepteur n’accueille pas un message vierge : il le confronte à ce qu’il croit déjà, à ce qu’il attend et à ce qu’il redoute. Une information qui contredit ses convictions est plus souvent réinterprétée que reconsidérée.
Un slogan de prévention routière « La vitesse tue » est reçu par un jeune conducteur comme « on veut m’empêcher de conduire ». Lecture oppositionnelle : le message a été reçu, compris, et retourné.