En un mot. Protéger ses fichiers, ses échanges et ses contacts contre l’accès de tiers.
Définition
L’hygiène numérique du journaliste comprend le chiffrement des appareils et des sauvegardes, l’usage de messageries chiffrées de bout en bout, l’authentification à deux facteurs, le cloisonnement des dossiers sensibles, la gestion des métadonnées et la limitation de l’empreinte laissée par les recherches.
Pourquoi c’est important
Une source n’est pas identifiée par une trahison mais par une trace : un carnet d’adresses synchronisé, un appel figurant dans une facturation détaillée, un document non nettoyé.
Méthode, étape par étape
Chiffrer l’ordinateur, le téléphone et les sauvegardes.
Activer l’authentification à deux facteurs partout.
Utiliser une messagerie chiffrée de bout en bout pour les échanges sensibles.
Cloisonner : appareil ou session dédiée pour les dossiers sensibles.
Nettoyer les métadonnées des documents avant publication.
Sauvegarder en trois exemplaires, dont un hors ligne.
Réduire ce que l’on conserve : ce qui n’existe pas ne peut pas être saisi.
Un cas concret
Avant de publier un document reçu d’une source, on l’exporte en image ou on le retranscrit, on supprime les métadonnées, et l’on vérifie l’absence de filigrane individualisé : certains documents internes portent des marques propres à chaque destinataire.
Les erreurs à éviter
Échanger des documents sensibles par courriel ordinaire.
Synchroniser le carnet de contacts sensibles dans un service tiers.
Conserver indéfiniment des éléments qui exposent une source.
Publier un fichier sans en retirer les métadonnées.
Les bons réflexes
Chiffrement par défaut, partout.
Cloisonner les dossiers sensibles.
Supprimer ce qui n’est plus nécessaire : la meilleure protection est l’absence de données.