En un mot. S’entraîner en conditions réelles, avec caméra et questions hostiles.
Définition
La simulation reproduit les conditions de l’exercice médiatique : durée, format, posture, éclairage, micro, et un interlocuteur jouant le rôle du journaliste avec un niveau d’exigence supérieur à la réalité attendue. L’enregistrement est visionné et analysé immédiatement.
Pourquoi c’est important
La théorie ne transfère pas. On ne découvre ses tics, ses hésitations et ses formulations dangereuses qu’en se voyant. La progression vient du nombre de répétitions, pas du nombre d’explications.
Méthode, étape par étape
Reproduire le format réel : durée, assis ou debout, micro, éclairage.
Confier le rôle du journaliste à quelqu’un qui connaît les points faibles du dossier.
Poser les questions les plus dures dès la deuxième simulation.
Filmer intégralement.
Visionner immédiatement, d’abord sans le son.
Relever trois points à corriger, pas dix.
Refaire immédiatement en corrigeant ces trois points.
Répéter jusqu’à ce que les messages tiennent sous trois relances.
Un cas concret
Un dirigeant qui répond « nous étudions plusieurs scénarios » à la question du nombre de licenciements refera l’exercice jusqu’à donner un chiffre ou une date : tant qu’il n’y parvient pas, il n’est pas prêt.
Les erreurs à éviter
Une seule simulation, en conditions faciles.
Ne pas filmer : le retour perd l’essentiel de son effet.
Relever quinze points d’un coup : rien n’est corrigé.
Faire jouer le journaliste par quelqu’un de complaisant.
Les bons réflexes
Toujours filmer, toujours revoir.
Trois corrections par passage, pas plus.
Le simulateur doit être plus dur que la réalité attendue.