Violence, deuil, maladie, discrimination, suicide. Des sujets où la façon de dire peut aggraver ce qu’on veut réduire, et où des recommandations existent.
En un mot. Comment parler de sujets douloureux sans faire de mal.
Définition
Le traitement des sujets sensibles (violences, deuil, maladie grave, discriminations, conduites à risque, suicide) obéit à des recommandations établies : éviter la description des moyens, ne pas présenter le comportement comme une solution, mentionner systématiquement les ressources d’aide, et associer des professionnels à la conception.
Pourquoi c’est important
Sur certains sujets, une communication maladroite produit un effet inverse documenté : elle normalise, elle donne des idées, ou elle décourage les personnes concernées de demander de l’aide.
Méthode, étape par étape
Associer des professionnels du champ dès la conception, pas à la relecture.
Consulter les recommandations existantes pour le sujet traité.
Éviter toute description précise des moyens ou des méthodes.
Ne jamais présenter un comportement à risque comme une réponse à un problème.
Mentionner systématiquement où trouver de l’aide, de façon visible.
Éviter les images spectaculaires et les récits centrés sur la détresse.
Donner la parole à des personnes concernées, avec leur accord éclairé.
Tester auprès de personnes concernées avant diffusion.
Un cas concret
Une campagne sur les violences qui décrit précisément les faits peut être insoutenable pour les personnes concernées et détourner celles qui auraient dû l’entendre. Le message qui porte est celui qui indique une issue accessible.
Les erreurs à éviter
Concevoir sans professionnels du champ.
Chercher le choc pour capter l’attention.
Omettre les ressources d’aide.
Utiliser le témoignage d’une personne sans accompagnement ni accord éclairé.
Les bons réflexes
Des professionnels associés dès la conception.
Toujours indiquer où trouver de l’aide, visiblement.
Tester auprès de personnes concernées avant de diffuser.