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Travailler avec les autorités locales

Chefs de quartier, imams, pasteurs, sages, présidentes de groupements : ceux qu’on écoute vraiment ne figurent sur aucun organigramme, et rien ne se fait sans eux.

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En un mot. Comment associer les autorités coutumières et religieuses à un programme.

Définition

Dans une grande partie de l’Afrique et au-delà, la légitimité administrative et la légitimité sociale ne se superposent pas. Un programme validé par la préfecture mais ignoré du chef de quartier et de l’imam n’existe pas sur le terrain. Associer ces autorités relève de la conception, pas de la courtoisie.

Pourquoi c’est important

L’erreur classique consiste à les convoquer pour une cérémonie de lancement, après que tout a été décidé. Elles le voient, le disent rarement, et le programme avance sans portage réel jusqu’au premier obstacle.

Comment ça marche

La distinction utile est entre informer, consulter et associer. Informer coûte une visite. Consulter coûte une réunion dont on tient compte. Associer coûte une place dans les décisions, y compris le pouvoir de dire non. Seul le troisième niveau produit un portage qui tient quand le programme dérange.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

Une autorité qui a pu dire non sur un point et être entendue défendra le programme sur tous les autres. Celle qui n’a jamais pu rien modifier se contentera de ne pas s’y opposer, ce qui n’est pas la même chose et ne se voit qu’au moment de la difficulté.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

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