En un mot. Informer la population en situation d’urgence : catastrophe, épidémie, alerte.
Définition
La communication publique d’urgence délivre des consignes de protection à une population exposée. Elle exige une source officielle unique et identifiée, un message simple et répété à l’identique, une diffusion multi-canal incluant les canaux non numériques, et l’absence totale de spéculation.
Pourquoi c’est important
En situation d’urgence, la population cherche une consigne, pas une explication. Un message qui varie d’un canal à l’autre, ou d’une heure à l’autre, produit de la confusion, et la confusion tue.
Méthode, étape par étape
Désigner une source officielle unique, identifiée par tous.
Formuler une consigne : quoi faire, où, quand, jamais un constat.
Une phrase, mots courants, aucune ambiguïté.
Diffuser simultanément sur tous les canaux, y compris radio et haut-parleurs.
Traduire dans les langues réellement parlées.
Répéter à l’identique : la variation est interprétée comme un changement.
Actualiser à heure fixe, même sans élément nouveau.
Ne jamais spéculer sur les causes ni sur un bilan non confirmé.
Prévoir la levée de l’alerte avec la même diffusion.
Un cas concret
« Ne buvez pas l’eau du robinet dans les quartiers X et Y. De l’eau est distribuée place Z de 8 h à 18 h. Prochain point à 18 h. » Une consigne, un lieu, une heure, un rendez-vous.
Les erreurs à éviter
Plusieurs sources officielles avec des formulations différentes.
Un message qui explique au lieu de dire quoi faire.
Diffuser uniquement en ligne.
Spéculer sur un bilan ou une cause.
Oublier d’annoncer la levée de l’alerte.
Les bons réflexes
Une source, un message, répété à l’identique.
Toujours la radio et les canaux non numériques.
Un rendez-vous horaire annoncé et tenu, même sans nouveauté.