Trois pratiques voisines qui se distinguent par leur finalité et leur rapport à la vérité. Confondre les trois est la première faute professionnelle, dans les deux métiers.
En un mot. Informer, c’est faire savoir. Communiquer, c’est défendre un point de vue en le disant. Faire de la propagande, c’est le faire en cachant qu’on le fait.
L’information journalistique vise à rendre le public capable de juger, selon une méthode vérifiable et un émetteur identifié. La communication défend légitimement les intérêts d’un émetteur assumé. La propagande vise à obtenir l’adhésion en dissimulant son origine, sa finalité ou en altérant les faits.
La confusion des trois détruit la confiance publique. Un contenu de marque présenté comme un article, un communiqué repris sans vérification, une campagne d’influence dissimulée : à chaque fois, c’est la capacité collective à s’informer qui s’abîme.
Trois questions permettent de trancher : qui parle et est-ce visible ? dans quel intérêt ? les faits sont-ils vérifiables et vérifiés ? Une réponse manquante à l’une des trois fait basculer la pratique.
Un publireportage clairement signalé « contenu partenaire » est de la communication. Le même texte publié sans mention, sous la signature d’un journaliste, devient une tromperie : quel que soit son contenu.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.