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Être interpellé ou retenu

Ce qui se décide avant le départ : qui prévenir, quoi dire, et ce que contient le téléphone qu’on remettra peut-être.

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En un mot. Ce qu’un journaliste prépare avant, et fait pendant, s’il est interpellé, retenu ou placé en garde à vue dans l’exercice de son travail.

Définition

Préparation et conduite face à une privation de liberté liée à l’activité journalistique : dispositif d’alerte, réduction préalable des données exposées, attitude pendant la retenue, et exercice des droits reconnus par le droit applicable.

Pourquoi c’est important

Rien de ce qui compte ne se décide sur le moment. Le numéro à appeler, la personne qui déclenche l’alerte, le contenu du téléphone, la présence ou non de coordonnées de sources : tout cela est fixé avant le départ ou ne l’est pas. Une fois l’interpellation en cours, les marges sont minimes et l’émotion est forte.

Comment ça marche

Deux préparations comptent davantage que toutes les autres. Le dispositif d’alerte : une personne nommée, prévenue de la mission, qui sait à quelle heure s’inquiéter et qui doit alors appeler — rédaction, avocat, organisation professionnelle. Et la réduction de l’exposition : ce que contient l’appareil qu’on emporte. Un téléphone contenant l’annuaire complet des sources d’un journaliste met en danger des personnes qui ne sont pas là. Emporter un appareil réduit à ce qui est nécessaire à la mission est la protection la plus efficace et la plus négligée.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

La remise du téléphone est le moment décisif, et il se joue des semaines plus tôt. Un appareil de mission, ne contenant ni l’historique des échanges ni l’annuaire complet, transforme une saisie en désagrément. Le même événement avec l’appareil personnel met en cause des dizaines de personnes qui n’ont rien demandé.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

À lire à côté

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