Avant de refaire, regarder. La moitié des refontes corrigent un problème que l’organisation n’avait pas, et laissent intact celui qu’elle avait.
En un mot. L’examen de tout ce qu’une organisation possède en ligne, avant de décider quoi changer.
Diagnostic structuré de la présence numérique : inventaire des actifs, état technique, qualité et fraîcheur des contenus, audiences réelles, cohérence d’identité, et détention des accès. Il produit un état des lieux daté, qui sert de point de départ mesurable.
Une organisation qui décide « il nous faut refaire le site » a presque toujours sauté l’étape du diagnostic. Elle refait donc l’objet le plus visible, qui n’est pas toujours celui qui pose problème — alors que les visites venaient d’une page de contact mal placée, d’un numéro de téléphone faux depuis deux ans, ou d’un compte abandonné qui apparaît avant le site dans les résultats de recherche.
L’audit se fait en cinq passages, et le premier surprend toujours. L’inventaire : lister tout ce qui existe au nom de l’organisation — site, comptes, pages, groupes, adresses, chaînes — y compris ce que personne ne gère plus. Les comptes abandonnés sont la découverte la plus fréquente, et le risque le plus concret, parce qu’ils sont les premiers à être repris par un tiers. Les accès : qui détient quoi, et l’organisation détient-elle ses propres clés. L’état technique : vitesse, téléphone, sécurité, liens morts. Les contenus : fraîcheur, exactitude, doublons. Et les audiences : qui vient réellement, d’où, et pour quelle page — cette dernière question contredit souvent la hiérarchie supposée des contenus.
Le compte dormant est la trouvaille la plus régulière des audits : une page ouverte pour une campagne, abandonnée depuis, et qui continue d’apparaître dans les résultats de recherche avec une information périmée. Elle n’est pas neutre — elle répond à la place de l’organisation, et elle peut être reprise.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.