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Le journalisme judiciaire

La procédure, l’audience, le vocabulaire exact, la présomption d’innocence. La spécialité où une imprécision de mot devient une faute juridique.

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En un mot. Rendre compte des affaires judiciaires sans se tromper ni nuire.

Définition

Le journalisme judiciaire couvre les procédures pénales et civiles, de l’enquête au jugement. Il exige la maîtrise du vocabulaire de la procédure, le respect de la présomption d’innocence, et la distinction constante entre ce qui est allégué, ce qui est établi et ce qui est jugé.

Pourquoi c’est important

C’est la spécialité où l’imprécision se paie le plus cher. Écrire « le meurtrier » avant condamnation, confondre garde à vue et détention, ou appeler « accusé » un prévenu sont des fautes qui exposent le média et qui nuisent à des personnes réelles.

Comment ça marche

La règle qui traverse tout le domaine est celle des trois états d’un fait. Allégué : quelqu’un l’affirme. Établi : une pièce ou un constat le confirme. Jugé : une décision de justice l’a retenu. Chaque état appelle une formulation différente, et les confondre est la faute la plus fréquente.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

Le conditionnel ne protège pas. « Il aurait tué » désigne la même personne comme auteur. La formulation qui protège attribue : « selon les réquisitions du parquet », « selon l’enquête », « ce que conteste la défense ». C’est l’attribution qui met à distance, pas le mode du verbe.

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