On part de la date de diffusion et on remonte. C’est la seule méthode qui révèle, dès le premier jour, qu’un projet est déjà en retard.
En un mot. Un calendrier construit à l’envers : on part du jour de la diffusion et on remonte jusqu’à aujourd’hui.
Planification à rebours qui positionne d’abord l’échéance non négociable, puis remonte chaque tâche en tenant compte de sa durée, des dépendances entre tâches et des délais incompressibles de validation et de fabrication.
Planifier vers l’avant produit un calendrier optimiste : chaque tâche reçoit la durée qu’on souhaite lui donner, et le total tombe miraculeusement avant l’échéance. Planifier à rebours produit souvent une date de démarrage située dans le passé — information désagréable et indispensable, obtenue le premier jour plutôt que trois semaines avant la diffusion.
Deux durées sont systématiquement sous-estimées et expliquent la plupart des retards. Les délais de validation : un document qui doit passer par trois personnes ne prend pas trois jours mais trois semaines, parce que chacune a d’autres priorités. Et les délais de fabrication externes — impression, façonnage, livraison — qui ne se négocient pas et s’allongent aux périodes chargées. Ces deux postes se renseignent auprès des intéressés, jamais par estimation.
Le rétroplanning qui aboutit à une date de départ dépassée n’est pas un échec de la méthode, c’est son résultat le plus utile. Il permet, le premier jour, de choisir : décaler la diffusion, réduire le périmètre, ou ajouter des moyens. Découvert trois semaines avant, ce choix n’existe plus.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.