Ni un adversaire ni un allié : un accès. Et le seul interlocuteur qui puisse ouvrir une porte ou la fermer durablement.
En un mot. Comment un journaliste travaille avec les services de communication des institutions et des entreprises qu’il couvre.
Relation professionnelle entre un journaliste et les structures chargées de la communication d’une organisation — service de presse, porte-parole, agence — qui contrôlent l’accès aux responsables, aux documents et aux lieux.
Cette relation est le plus souvent pensée sur un registre moral — collusion ou défiance — alors qu’elle est d’abord fonctionnelle. Un service de presse détient des accès réels. Le traiter en adversaire ferme des portes durablement ; le traiter en source ferme le jugement. La posture tenable est intermédiaire et demande d’être explicite.
Trois règles la rendent praticable. La clarté sur le rôle : le journaliste ne doit rien, ni une publication, ni un angle, ni une relecture, et le dire tôt évite les malentendus coûteux. La distinction entre l’accès et l’information : obtenir un entretien ne dispense pas de vérifier ce qui y est dit. Et la traçabilité des refus : un service qui ne répond pas, qui répond hors délai ou qui oppose un refus produit une information sur son organisation, et cette information s’écrit dans l’article.
La mention « sollicité, le service de presse n’a pas donné suite à nos demandes des 3 et 11 mars » est une information à part entière. Elle documente la disponibilité de l’organisation, elle protège le média, et elle a souvent plus d’effet sur les pratiques de ce service qu’une protestation privée.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.