Le cœur du métier : typologie des sources, évaluation de leur fiabilité, recoupement, off et anonymat, protection du secret des sources, traçabilité.
En un mot. D’où vient l’information, ce qu’elle vaut, et ce qu’on doit à celui qui l’a donnée.
Le travail sur les sources recouvre leur identification, l’évaluation de leur fiabilité et de leurs intérêts, les règles d’attribution — citable, non attribuable, off —, le recoupement, et la protection du secret des sources, reconnue par de nombreux droits nationaux et par la jurisprudence européenne.
Toute source a une raison de parler. L’ignorer, c’est devenir l’instrument de cette raison. Évaluer les intérêts d’une source n’est pas de la défiance : c’est la condition pour utiliser ce qu’elle apporte.
On évalue une source sur quatre questions : d’où tient-elle ce qu’elle dit, quel intérêt a-t-elle à le dire, que peut-on vérifier indépendamment, et qu’a-t-elle dit par le passé qui se soit avéré. Les règles d’attribution se fixent avant l’échange et s’honorent ensuite sans exception. Le recoupement reste la règle : deux sources indépendantes, ce qui exclut deux personnes tenant l’information de la même origine.
Deux sources confirment une information. Vérification faite, toutes deux la tiennent de la même note interne. Il n’y a qu’une source : le recoupement était une illusion de recoupement.
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