Fiabilité, rapidité, honnêteté. Trois qualités qui font qu’un journaliste rappelle, et une faute qui ferme durablement une porte : lui faire perdre du temps.
En un mot. Construire une relation de travail durable avec les journalistes.
Définition
La relation attaché de presse-journaliste repose sur une utilité réciproque : le journaliste cherche des informations exactes et des accès rapides ; l’organisation cherche à être comprise. Elle se construit par la fiabilité, la réactivité et l’acceptation du traitement indépendant.
Pourquoi c’est important
Un journaliste rappelle celui qui lui a fait gagner du temps et ignore celui qui lui en a fait perdre. Cette mémoire est durable et se transmet à l’intérieur des rédactions.
Méthode, étape par étape
Lire ce que le journaliste publie : c’est la base de toute relation.
Ne solliciter que lorsqu’on a une information réelle.
Répondre en moins d’une heure, même pour dire qu’on cherche.
Ne jamais promettre un accès ou un chiffre que l’on n’a pas.
Reconnaître quand on ne sait pas, et rappeler avec la réponse.
Accepter un article défavorable sans le contester sur le fond.
Ne jamais demander de relecture.
Rester joignable après publication, pas seulement avant.
Un cas concret
Répondre « je n’ai pas ce chiffre, je vous rappelle avant midi » puis rappeler à 11 h 40 construit davantage de relation que d’envoyer un dossier de presse de quarante pages.
Les erreurs à éviter
Solliciter sans information.
Demander la relecture d’un article.
Se plaindre auprès de la hiérarchie d’un journaliste.
Disparaître après une publication défavorable.
Les bons réflexes
La rapidité de réponse est le premier critère de fiabilité.
Ne jamais promettre ce qu’on ne peut pas tenir.
Rester disponible après un article défavorable : c’est ce qui construit le respect.