Trois secondes pour retenir, et un son qui ne se lancera pas. Le format court n’est pas une vidéo raccourcie : c’est une autre grammaire.
En un mot. Les vidéos verticales de quelques dizaines de secondes conçues pour les réseaux sociaux.
Format vidéo vertical, bref, pensé pour une consultation en défilement : lecture automatique, souvent sans son, dans un flux où chaque contenu est en concurrence immédiate avec le suivant.
L’erreur dominante consiste à produire une vidéo institutionnelle puis à la découper. Le résultat échoue toujours, parce que les deux formats ne répondent pas à la même situation : l’une est regardée par quelqu’un qui a décidé de la regarder, l’autre est croisée par quelqu’un qui défile. La seconde doit gagner son spectateur en trois secondes, et le garder sans son.
Quatre contraintes définissent le format. L’ouverture : les premières secondes montrent le sujet, pas le logo — une introduction de marque fait partir le spectateur avant le contenu. Le silence : la majorité des lectures commencent sans son, donc le sens doit passer par l’image et le texte incrusté ; le sous-titrage n’est pas un supplément d’accessibilité, c’est la condition de compréhension. Le cadre vertical : il impose de recadrer, pas de réduire — une image horizontale rétrécie laisse deux bandes vides et perd la moitié de sa lisibilité. Et la fin : un format court se termine sur une action ou une idée, jamais sur un générique.
La rétention à trois secondes est le seul chiffre qui compte au départ, et c’est celui que les organisations regardent en dernier. Il indique si l’ouverture fonctionne — tout le reste du travail, y compris un contenu excellent, est invisible pour ceux qui sont déjà partis.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.