En un mot. Décider quand envoyer un message automatique, et comment l’écrire.
Définition
Une notification se justifie par un événement que la personne a demandé à suivre, ou par une information dont l’ignorance lui nuirait. Toute autre notification prélève de l’attention sans contrepartie et dégrade la réception des suivantes.
Pourquoi c’est important
Les notifications s’ajoutent une à une, chacune justifiée séparément, et personne ne regarde jamais le total. Un utilisateur qui en reçoit onze par semaine les désactive toutes, y compris les deux qui lui étaient utiles.
Comment ça marche
Le test de justification tient en une question : que perd la personne si ce message n’est pas envoyé ? Si la réponse est « rien », il ne faut pas l’envoyer, quel que soit l’intérêt de l’émetteur.
Méthode, étape par étape
Recenser toutes les notifications existantes : le total surprend toujours.
Pour chacune, répondre à la question : que perd la personne sans ce message ?
Supprimer celles qui n’ont pas de réponse.
Regrouper ce qui peut l’être : un récapitulatif vaut mieux que six alertes.
Écrire l’essentiel dans l’objet et la première ligne : beaucoup ne liront rien d’autre.
Permettre un réglage fin, pas seulement tout ou rien.
Rendre le désabonnement aussi simple que l’abonnement, sans exception.
Surveiller le taux de désactivation : c’est l’indicateur le plus honnête.
Un cas concret
Une équipe qui recense ses notifications découvre presque toujours un total supérieur à ce qu’elle imaginait, parce que chaque service a ajouté les siennes. Le recensement, à lui seul, conduit à supprimer plusieurs messages que plus personne ne justifiait.
Les erreurs à éviter
Ajouter une notification sans regarder le total existant.
Ne proposer qu’un réglage tout ou rien.
Cacher le désabonnement.
Suivre les ouvertures sans suivre les désactivations.
Les bons réflexes
Que perd la personne sans ce message ? Sinon, ne pas l’envoyer.
Un récapitulatif plutôt que six alertes.
Le taux de désactivation est l’indicateur le plus honnête.