Les mots d’un bouton, d’un formulaire, d’un message d’erreur, d’une notification. La partie de l’écriture professionnelle qui a le plus d’effet et la moins de reconnaissance.
En un mot. Écrire les textes courts qui font fonctionner une interface.
Définition
L’écriture d’interface couvre les libellés d’actions, les intitulés de champs, les messages d’erreur et de confirmation, les états vides, les notifications et les textes d’aide. Elle obéit à des règles différentes de celles de la rédaction éditoriale.
Pourquoi c’est important
Ces textes sont lus par tous les visiteurs, contrairement aux pages éditoriales. Un mot changé sur un bouton a plus d’effet mesurable que trois articles de blog, et personne ne le porte au budget.
Comment ça marche
La règle fondatrice est celle de l’action. Un libellé d’interface ne décrit pas, il annonce ce qui va se passer. « Envoyer » dit ce que fait le bouton ; « Valider » ne dit rien, et « OK » demande au lecteur de deviner.
Méthode, étape par étape
Écrire du point de vue de l’action, pas du système : ce qui va se passer.
Employer le vocabulaire du public, jamais celui de la base de données.
Bannir les libellés vides : OK, Valider, Soumettre, Continuer.
Écrire les messages d’erreur en disant quoi faire, pas ce qui a échoué.
Traiter les états vides comme des occasions d’expliquer, pas comme des accidents.
Tester à voix haute : un libellé qu’on ne dirait pas à voix haute est mauvais.
Vérifier la longueur dans le composant réel, pas dans un document.
Écrire les textes avant la maquette quand c’est possible : ils dimensionnent l’écran.
Un cas concret
« Supprimer définitivement ce dossier » vaut mieux que « Confirmer ». Le premier libellé dit ce qui va se passer et rend l’erreur difficile ; le second demande au lecteur de se souvenir de ce qu’il a cliqué trois secondes plus tôt.
Les erreurs à éviter
Écrire les textes après la maquette, en remplissant des cases.