Le métier dont le nom a vieilli et dont la fonction demeure : quelqu’un doit répondre quand le site tombe, et savoir pourquoi il est tombé.
En un mot. La personne qui tient un site en état de marche, le met à jour et répond quand il ne fonctionne plus.
Fonction chargée de l’exploitation courante d’un site : mise en ligne et mise à jour des contenus, maintenance technique et de sécurité, sauvegardes, suivi des performances, et résolution des incidents. Le terme est ancien et souvent remplacé par d’autres intitulés, mais la fonction n’a pas disparu : elle a été répartie, parfois sur personne.
Beaucoup d’organisations font refaire leur site, puis constatent deux ans plus tard qu’il est lent, que les modules ne sont plus à jour et que personne ne sait qui détient les accès. La raison est simple : le projet avait un chef, l’exploitation n’avait personne. C’est la différence entre faire un site et en avoir un.
Quatre responsabilités définissent la fonction, et la quatrième est celle qu’on découvre trop tard. La publication : mettre en ligne, corriger, respecter la structure prévue. La maintenance : appliquer les mises à jour de sécurité, qui sont la première cause de piratage quand elles ne le sont pas. Les sauvegardes : les faire, et surtout vérifier qu’elles se restaurent — une sauvegarde jamais testée est une sauvegarde supposée. Et la détention des accès : hébergement, nom de domaine, administration, comptes de messagerie. Une organisation qui ne détient pas ses propres accès n’est pas propriétaire de son site, quel qu’en soit le payeur.
L’expiration d’un nom de domaine est l’incident le plus bête et le plus coûteux du métier. Le site disparaît, les adresses de messagerie cessent de fonctionner, et le nom peut être repris par un tiers. Une alerte de calendrier posée à la création du domaine coûte trente secondes ; la récupération d’un nom perdu peut être impossible.
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